CÉRÉMONIES, RITES ET PROCESSIONS

Cérémonies et rites

Le cérémonial dressé par l'abbé Binet en 1738, nous permet de connaître les détails du rituel et du cérémonial, d'autant plus minutieux que les curés sont amenés à participer en commun à certaines fêtes ou à assister à certaines des cérémonies qui sont du ressort de leur confrère. Il convient alors de fixer le rôle de chacun des protagonistes.

Le rituel est celui en usage dans le diocèse de Blois, tel qu'établi en 1736: par Mgr Crussol d'Uzes. La base du rituel en est la messe post tridentine en latin, dite de Pie V.
Pour donner une idée de la complexité du cérémonial, nous en citons un extrait :

"Le jour de l’Assomption de la Vierge, annuel mineur. Après vêpres, procession générale pour le vœu du roi Louis XIII. Le curé qui n’a pas la tournée part à la fin de ses complies en chantant le Salve regina pour se rendre à l’autre église et si cette antienne ne suffit pas, on chante Ave Maria plena. On commence par le Sub tuum avec le verset qui le suit, puis on entonne les litanies de la Sainte Vierge sur le ton du mardi des Rogations. Quand on en est à Sancta Maria, on se lève et on va en station à l’autre église où, les litanies étant finies, on chante le psaume Exaudiat après la communion, en faux-bourdon, puis l’antienne Inviolata, ensuite les versets et oraisons et enfin une antienne au Patron de l’église de la station, le verset et l’oraison propre. Puis le curé de la tournée s’en retourne en chantant Ave Maria stella. L’autre curé le reconduit jusque sous la galerie et s’en revient dans son église."

Les processions

Les processions sont très fréquentes. Elles peuvent se localiser à l'église ou au petit cimetière mais s'étendre aussi au bourg et même à l'extérieur du territoire des deux paroisses.

On aimait aussi anciennement beaucoup les processions éloignées. Les habitants de Landes se faisaient un devoir d’aller le jour de la Trinité, avec leurs croix et leurs curés, à Vendôme et, le lundi de la Pentecôte, à Blois, à Notre Dame des Aides dans l’église de Vienne. Les dépenses que nécessitaient ces voyages étaient supportées par les églises et avancées par les marguilliers qui n’étaient tenus de payer que le dîner des curés, des chantres, porte-croix et échelettes. Ces processions ont fini vers l’an 1615. FHL
En 1682, le doyen de l’église Saint-André de Châteaudun, commis par Mgr l’évêque de Chartres, stipule :

La procession de saint Marc se fera, à l’ordinaire, à Lancôme. Le premier jour des Rogations, on ira à Françay : on passera à Jussé et on chantera une antienne à saint Martin, patron de ladite église. Le second jour, on ira à La Chapelle et le troisième jour à Saint Lubin-en-Vergonnois. FHL


LA PROCESSION DU SAINT SACREMENT

« Le mardi 20 octobre 1682, Mr le doyen de l'église Saint André de Châteaudun, commis par Mgr l'évêque de Chartres (...) fixe, en présence de Mrs les curés et habitants, les lieux et endroits où doit passer la procession du Saint Sacrement : à savoir que le jour de la fête, si la tournée est de St Martin, ce sera le curé dudit St Martin qui aura l'honneur de porter le Saint Sacrement, que Mr le curé de St Lubin viendra à St Martin et qu'ensuite, on ira droit au grand cimetière faire une pose, que l'on descendra devant la métairie de Saint Sauveur et de là, on montera, par la grand rue, à St Lubin et de là à St Martin. Lorsque le tour appartiendra à la paroisse de St Lubin, on descendra par la rue de Châteaurenault pour ensuite faire pose à St Martin, de St Martin au grand cimetière pour la seconde et de là, revenir devant la métairie de Saint Sauveur et par la grand rue à Saint Lubin ». FHL



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