LES INSTITUTIONS

Le doyenné rural de Landes

Un doyenné est une circonscription administrative qui regroupe plusieurs paroisses. Les doyennés sont eux-mêmes regroupés en archidiaconés, subdivisions d'un diocèse.
Le doyenné a à sa tête un curé-doyen qui sert d’intermédiaire entre l’autorité épiscopale et le clergé de son doyenné. Le doyen joue un rôle important lors de l'installation de nouveaux curés. Quand les curés présentés par les collateurs ont été examinés par l’archidiacre et agréés par l’évêque, c’est le doyen qui les conduit dans leur paroisse, convoque les fidèles au son de la cloche et procède à leur installation. Il doit ensuite veiller sur eux, visiter les églises, les chapelles, les cimetières. C’est encore à lui d’administrer les derniers sacrements aux prêtres de son doyenné et de les conduire à leur dernière demeure.

Jusqu'à la modification du diocèse en 1823, le doyenné de Landes comprenait les deux paroisses de Landes, Françay, Gombergean, Jussé, Herbault, Lancôme, Saint-Lubin, Pray et La Chapelle-Vendômoise.

Confréries et "boites"

Les confréries sont des associations ayant une double fonction : religieuse et conviviale. En effet, elles sont dotées de statuts canoniques réglementant leurs activités religieuses, messes votives, processions et pèlerinages, messes et prières particulières, fourniture de luminaires, de pain bénit à certaines fêtes, etc.

Mais ce sont aussi des sociétés d'entraide mutuelle et, à titre convivial, elles organisent des fêtes et également des banquets lors des funérailles d'un de leurs membres.
Les "boites" sont les troncs placés dans l'église destinés à recevoir les dons des fidèles mais cette dénomination va tendre à se confondre avec celle de confrérie. Outre ces dons, les confréries sont habilitées à recevoir des legs et posséder, à ce titre, des terres et des rentes. Très actives au début du XVIIe siècle, elles tendront à péricliter au XVIIIe siècle et les" boites" se fonderont alors dans la "marelle" gérée par les marguilliers de la Fabrique.

Dans la paroisse Saint-Martin de Landes, outre la "boite des Trépassés" qui existe dans toutes les paroisses, on compte deux confréries : la confrérie Notre Dame et celle du Mont Carmel.

La confrérie Notre Dame du Rosaire fut fondée par l'abbé Laurilleau en 1641.

La confrérie du Mont Carmel, érigée en 1712, n'eut guère de succès. Elle fut dissoute en 1731, faute de membres et dans le cérémonial de Saint-Martin de Landes de 1738, l'abbé Binet se borne à signaler :

"Le dimanche qui suit immédiatement le 4 juillet, on fait dans cette église la fête de Notre Dame du mont Carmel, annuel mineur."

Contrairement à la paroisse Saint-Lubin, où se trouvait une très ancienne confrérie du Saint Sacrement, mentionnée dès 1426, il n'en existait pas à Saint-Martin.

Toutefois :

"Au mois d’octobre 1762, Mgr Termont, évêque de Blois, permit, sur une requête à lui présentée par les habitants de St Martin, de dire les saluts du saint Sacrement dans l’église de la paroisse les jours de Pâques, Pentecôte, Assomption de la sainte Vierge, Noël et de la principale fête de saint Martin, patron d’icelle église." FHL.

La Fabrique

La gestion matérielle de la paroisse était assurée par des laïcs : les marguilliers ou fabriciens. L'assemblée des villageois se réunissait avec le curé pour élire les marguilliers, délibérer sur les grosses réparations et les dépenses extraordinaires, les procès à intenter, etc.


La fabrique nommait le personnel laïque de l'église tels les bedeaux, suisses, enfants de chœur et intervenait dans la gestion des institutions rattachées à l'église : assistance aux pauvres, confréries, écoles. Par le biais de legs et de donations, elle disposait de biens propres.

A l'intérieur de l'église, le banc des marguilliers ou "banc de marelle" occupait une place centrale, adossée à la nef, face à la chaire.

L'institution fut abolie à la révolution, puis rétablie après le concordat de 1802 pour disparaître définitivement en 1905.


« La fabrique de St-Lubin de Landes.
Le sieur Christophe Bosset, vicaire nommé par la reconnaissance devant Amaury, notaire à Blois, le ler août 1761.
Dix boisselées de vignes assises aux Trois Croix, joignantes d'amont au Brunier, d'aval au prieuré de St-Bohaire, abutant de galerne sur Denis Debeine et de solaire sur le chemin de St-Bohaire à Sudon. Mouvant et appartenant à la dite fabrique d' (?) domaine.
Doit de cens : trois deniers.
Reconnaissance devant Amaury, notaire, le premier août 1761.
(Extrait provenant du terrier de la seigneurie de Saint-Bohaire). »

Le Martyrologue
"Pour assurer et faciliter le service exact des fondations, comme aussi pour rappeler les bienfaiteurs de l’église au souvenir et aux prières des habitants, les conciles et les évêques avaient ordonné la rédaction et la mise au courant d’un tableau sur lequel seraient inscrits les charges et services de la fabrique et des confréries envers les fondateurs et leurs familles. D’après les ordonnances des évêques, il devait être apposé sur les murs de la sacristie ou de l’église". Médéric Rabouin

Dans l'église Saint-Martin, la lecture du martyrologue s'effectuait le jour des morts :

Le 2 novembre, jour de la commémoration des morts, avant de chanter la grand messe, le sieur curé faisait lecture du martyrologue des bienfaiteurs que lui présentait le marguillier et ensuite chantait un libera sur la fosse de plusieurs bienfaiteurs dont quelques tombes sont encore visibles. FHL.

La petite école

L'édit de 1695 et la déclaration du 13 décembre 1698 prescrivait la création de "petites écoles", dispensant aux enfants un enseignement élémentaire, sous la surveillance du curé. La gestion en était assurée par les fabriques.

Au XVIIe siècle et peut-être dès le XVIe siècle, une petite école fonctionnait déjà à Landes, selon M. Gobillon, Cette école (de garçons) prit son essor grâce à un don de 1200 livres, fait par l'abbé François Morillon, curé de St-Lubin, le 7 août 1719. La fondation fut faite au profit des enfants des pauvres, les riches devant contribuer aux dépenses.
On ignore si cette école était destinée aux deux paroisses et ce qu'il en était pour les enfants des paroissiens en"tournée".

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