LES MURS

Les matériaux des demeures traditionnelles
Le calcaire de Beauce est omniprésent. Les moellons, sont fournis aux maçons par les propriétaires. Ils proviennent souvent de carrières individuelles ou du ramassage dans les champs. Le réemploi des moellons, issus de destructions antérieures est une pratique généralisée.
Les pierres de taille, ébauchées ou taillées sont fournies par les carriers professionnels et sont utilisées pour la confection des chaînages, des linteaux, jambages et parements.
Une autre source d'approvisionnement, à bon marché, de « belles » pierres est l'achat auprès des démolisseurs. Ce type de réemploi peut réserver parfois de curieuses surprises (*).
Les rognons de silex sont, soit directement incorporés à l'appareillage, soit broyés en éclats pour être mélangés aux crépis.
La craie de Beauce, qui s'apparente au tuffeau et se taille facilement est souvent utilisée en élément de décor, soit seule soit en alternance avec la brique.
La terre, dans les demeures anciennes, est utilisée comme mortier.
La chaux, fabriquée dans des fours souvent individuels, est utilisée pour confectionner les crépis. Les fours à chaux, situés à proximité des carrières sont nombreux aux alentours de Landes et quelques uns restent encore visibles.
Le bois est souvent utilisé pour confectionner les linteaux des granges et écuries.


* C'est ainsi que le grand fragment de la pierre tombale d'un ancien curé de Saint-Martin de Landes, visible dans la crypte de notre église, a été retrouvé dans une décharge, au moulin de Cholet.


Didier Chaux, dessin


L'appareillage

L'assise calcaire est toujours proche, aussi les fondations sont généralement peu profondes. Le soubassement est très soigné : Les pierres sont équarries et le plus souvent montées en moyen appareil. La maçonnerie du mur est constituée de moellons hétéroclites et de tout venant (silex, poudingues, briques...) et renforcée, par endroits, de grandes pierres transversales qui parfois débordent le mur.

Ce mur ancien figure sur le plan cadastral de 1820


Détail de mur, montrant le montage des moellons à la « terre blanche ».

Le montage des murs en moyen appareil devient le plus usité dans dns la construction des maisons, vers le milieu du XIXème siècle. 

Les chaînages d'angle

Dans les maisons traditionnelles, le chaînage en calcaire de Beauce, est généralement constitué de pierres ébauchées ou plus rarement de pierres taillées.

Aqurelles et dessin de DIdier Chaux

Dans le chaînages en briques, la disposition rencontrée le plus fréquemment est l'alternance de briques et de pierres de taille.



  Dans certains cas, la disposition des portes permet d'incorporer les pierres du chaînage d'angle à celles du parement de la porte : une solution économique.



Didier Chaux, aquarelles


Le revêtement des façades

L'enduit est constitué de chaux et de sable, auquel on incorporait des fragments et cailloux de silex pour en augmenter la résistance. Le procédé a été repris, de nos jours, dans le traitement des pierres à vue.

L'enduit est, le plus souvent, appliqué de maniére à laisser apparentes les pierres de taille des chaînages d'angle, des linteaux, des encadrements et appuis des portes et des fenêtres.

Crépi sur un mur ancien (photo de gauche) et crépi « à l'ancienne» (photo de droite) à l'église de Landes.


Aquarelles de Didier Chaux



LE DÉCOR DES MURS

Les maisons traditionnelles.
Le calcaire de Beauce est de taille difficile, aussi le décor reste simple. La décoration se limite généralement à la taille de profils en creux sur les encadrements des portes et fenêtres. La craie, plus tendre est parfois utilisée à cette fin mais le plus souvent, elle entre dans l'ornementation des corniches et des lucarnes.
Les demeures bourgeoises.
La brique permet des appareillages multiples et son emploi en différentes couleurs offre la possibilité d'élaborer des compositions très variées.
A Landes, on trouve peu de murs en briques. Le pignon ci-dessous montre un décor typique d'une composition géométrique de briques en deux couleurs.


Didier Chaux, Rue du 3 juillet 1944,  aquarelle

Vers la fin du XIXème siècle, l'introduction dans l'ornementation des façades, des briques flammées et vernissées, des carreaux de faïence, de cabochons et autres accessoires en céramiques va permettre de créer des décors polychromes d'une grande variété.
Par la suite, nous donnons quelques exemples de différents types d'ornementation que l'on retrouve sur les maisons du bourg.


LES CORNICHES

Nous avons renoncé à représenter toutes les variations des profils que l'on peut rencontrer sur les façades. Voici celles qui sont les plus courantes :


Didier Chaux, dessins


CORNICHES ET ORNEMENTS


Didier Chaux, aquarelles


Didier Chaux, aquarelles


Didier Chaux, aquarelles


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