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3. L'EGLISE SAINT-LUBIN

La construction de l'édifice date du XIe siècle. Un cartulaire de l'abbaye de Vendôme, datant de 1118, cite le nom d'un des premiers curés de Landes : Archambault. Elle comportait une nef unique suivie d'un chœur en retrait, légèrement désaxé. Le petit appareil des murs est clairement visible et l'on peut également distinguer les traces des hautes et étroites baies romanes. Vers les années 1140, le portail Ouest fut rajouté et des remaniements effectués dans le chœur et dans l'abside. Le clocher et sa tourelle d'accès datent également du XIIe siècle.

Un autre portail, dont les traces sont visibles sur le mur Nord, permettait également l'entrée de l'église, ce jusque vers la fin du XVIIe siècle :
«La porte par où les religieux entraient et sortaient de l'église est fermée, laquelle subsista cependant plusieurs années après leur départ pour se retirer à Fontaine (*)…Mais cette porte fut tout à fait muraillée…» (Fragments d'une histoire de Landes).

Le clocher était beaucoup plus élevé qu'il ne l'est maintenant car, après s’être écroulé par suite, semble-t-il, d’un incendie, la reconstruction en fut arrêtée à la hauteur des contreforts. Il abritait autrefois trois cloches.

L'origine pré romane de la crypte qui s'étend sous le chœur et l'abside a pu faire suggérer l'existence d'une construction antérieure. Cette origine reste toutefois controversée. En 1630, à la mort de Jean Le Fuzelier qui y fut enterré, elle fut transformée en chapelle funéraire sous la dénomination de chapelle saint Jean . Sur la dalle funéraire on peut lire :
« Ci gist Jehan Le Fuzelier, en son vivant escuyer, seigneur de Landes, Rivière, Villeruche et Malvaux, qui décéda le 2 de janvier 1630. Priez Dieu pour le repos de son âme. »

Le plan cadastral de 1820 permet de constater l'existence du cimetière clos de murs qui entourait en partie l'église, celle d'un caquetoire bordant la façade ouest et une moitié du mur sud ainsi que la présence d'une chapelle latérale au nord. Cette dernière aurait était dédiée à saint Jacques puis, ultérieurement à la Vierge Marie.

Cette disposition a perduré jusqu'au milieu du XIXe siècle, date à laquelle furent construites les deux chapelles latérales actuelles et la sacristie. Par ailleurs, la disparition du cimetière ayant abaissé le niveau du sol entraîna la démolition du caquetoire, la construction du porche de l'entrée sud et des escaliers d'accès aux porches sud et ouest. De larges baies furent également ouvertes dans les murs de la nef.


Vers les années 1970, l'édifice se trouvait dans un état de délabrement avancé. Grâce aux efforts consentis par la Municipalité et avec l'assistance de l'association des « Amis de l'Eglise de Landes », créée en 1982, des programmes de restauration interne et externe furent mis en place en vue de sa restauration. Le parti pris a été de redonner à l'église son caractère roman tout en conservant certains apports du XIXe siècle, notamment en ce qui concerne les chapelles latérales construites à cette époque.



Lorsqu'il s'avérait nécessaire de créer du neuf, il fut décidé de ne pas chercher à faire de l'imitation ou de créer du néo roman, mais de réaliser des œuvres modernes tout en restant fidèle à l'esprit roman.

Ces travaux ont permis de dégager la crypte et d'y aménager un accès ainsi que la découverte des peintures murales de la nef : fragments de peinture du XIIe siècle, la légende de saint Nicolas et des trois petits enfants ainsi qu'une croix de consécration, du XIIIe siècle et une flagellation du Christ du XVe siècle.


La présence romane est particulièrement sensible dans l'abside et le chœur : chapiteaux sculptés, piscine, réserve eucharistique et porte élevée d'accès au clocher provenant de l'ancien jubé. L'étroite tourelle d'accès au clocher contient un rare exemple d'escalier appareillé en "vis saint Gilles".

Le mobilier, dont certains éléments sont répertoriés à l'inventaire des biens nationaux, date en majeure partie des XVIIIe et XIXe siècles. Une statue en pierre avec traces de polychromie, représentant saint Lubin, date du début du XVIIe siècle.

L'apport moderne est constitué par la peinture murale de l'abside : Le Christ en majesté, celle de la voûte du chœur et les parements de l'autel moderne, réalisés à la manière des émaux à champlevés médiévaux, qui représentent des scènes tirées de l'apocalypse de saint Jean. Elles sont l'œuvre du peintre calligraphe Michel Le Roux (1995).

Les vitraux en dalles de verre de l'abside et du chœur sont l'œuvre de l'atelier Loire (1985). Les vitraux de la nef ont été créées par Claire de Rougemont, une élève du peintre verrier Bazaine. Ils ont été réalisés par le maître verrier Michel Ropion (2003).






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