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NOTRE VILLAGE EN 1918

L'année 1918 commença sous des auspices peu favorables. Le peu de nouvelles qui filtraient du front ne laissaient guère présager la fin d'un conflit qui s'éternisait et la liste des disparus s'alourdissait plongeant les familles dans le deuil et, trop souvent, dans la précarité.
Le précieux témoignage de GC Bagault, dans son ouvrage Un enfant de Landes, nous montre, en particulier, comment les femmes et les personnes âgées ont été amenées à prendre la relève des hommes partis au front et comment l'entraide et la solidarité ont joué un rôle éminent en cette période sombre.
La situation était d'autant plus difficile que les réquisitions de chevaux et de fourrages pénalisaient les activités agricoles puisque, à l'époque, la traction est exclusivement animale et, dans notre région, plus spécifiquement équine.
Cette solidarité ne s'est pas, du reste, exercée qu'au bénéfice des seuls landais. GC. Gabault nous apprend, en effet, qu'en 1916 et jusqu'à la fin de la guerre, Landes a accueilli, avec chaleur, une quarantaine de réfugiés belges d'origine flamande.
A cette population, il faut ajouter, également à partir de 1916, la présence de prisonniers allemands cantonnés à Pitouille. Ils furent répartis dans différentes fermes allégeant ainsi le travail des femmes et des adolescents.
La déclaration de l'Armistice, le 11 novembre, marqua la fin des hostilités, mais le retour à la vie normale ne se fit qu'au début de l'année suivante, marquée par le départ des réfugiés et des prisonniers et le retour des rescapés de la guerre.
A la dernière séance du conseil municipal de l'année, le 22 décembre, il n'y eut que trois conseillers municipaux présents.

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Les souvenirs s'estompent dans les mémoires et il devient difficile de se représenter des modes de vie qui ne sont plus les nôtres et un monde rural profondément transformé. Sur les panneaux qui suivent, nous évoquons, à travers le témoignage des cartes postales et de quelques rares photos, certains des aspects que pouvait avoir notre village à cette époque et dont certains restent encore inscrits dans les pierres de notre village.


Quand les femmes prennent la relève...

Que ce soit à la ville ou à la campagne, dans les usines, les commerces ou dans les gens, ce furent les femmes qui , durant ces années de guerre, furent les acteurs économiques du pays.





« Monsieur Boucart, de Pissevin, est à la guerre quelque part sur le front ; alors madame Boucart tient les mansins de la charrue et laboure ses terres, avec ses deux chevaux Mais assurément, toutes les femmes ne savent pas ou ne peuvent pas labourer.
Mais il n'y a pas que cette darne qui travaille ainsi., c'est le lot de beaucoup de nos paysannes puisque la majeure partie des soldats landais sont cultivateurs. Elles seront aidées par les anciens, par les adolescents, par les réfugiés belges et les prisonniers allemands que l'on placera chez elles.
Il en est de même pour les femmes d'artisans qui font tourner les ateliers avec les apprentis et ou les vieux ouvriers retraités. »

A. Pilon (Vallée de la Cisse n°19 : La grande guerre à Landes-le-Gaulois)


La signature de l'armistice, 1918.
Tableau représentant la signature de l'armistice de 1918 dans le wagon-salon du Maréchal Foch. Derrière la table, de droite à gauche, le général Weygand, le maréchal Foch (debout) et les amiraux britanniques Wemyss, G.Hope et J.Marriott. Devant, le rninistre d'Etat allemand Matthias Erzberger, le général major Detlof von Winterfeldt (avec le casque) de l'armée impériale, le comte Alfred von Obemdorff des Affaires Étrangeres et le capitaine de vaisseau Ernst Vanselow de la Marine impériale.



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