AIR FRANCE

2019

Extrait « Le Monde »

Chez Air France, un plan de départs volontaires et la fin de la lune de miel de l’ère Ben Smith.

Par Guy Dutheil Publié le 13 mai 2019 à 05h40 - Mis à jour le 13 mai 2019 à 13h27.

C’est sans doute la fin de la lune de miel entre Ben Smith*, directeur général d’Air France-KLM, et les syndicats d’Air France. Le nouveau patron, nommé pendant l’été 2018, a en effet annoncé, lundi 13 mai, un plan de départs volontaires (PDV) à l’occasion d’un comité social et économique central extraordinaire (Csece). Au total, 465 des 3 200 postes du réseau intérieur sont visés. Des coupes qui doivent principalement concerner les effectifs des personnels des bases et des escales d’Air France, à Paris comme en province.

Pour cette première vague de départs de l’ère Smith, ce sont les escales du sud et de l’est de la France qui devraient payer le plus lourd tribut. Le couperet ne s’abat pas au hasard. Selon un syndicaliste, elles seraient lourdement déficitaires. Fortement concurrencé depuis une dizaine d’années par les compagnies à bas coûts comme easyJet, mais aussi par les TGV de la SNCF, le court-courrier aurait creusé un déficit de 170 millions d’euros en 2018. Une perte qui tombe d’autant plus mal qu’Air France n’a plus les moyens « d’acheter la paix sociale, comme elle l’a fait à un moment », ajoute le syndicaliste.

2020

Extrait « Libération »

Air France-KLM : près de 2 milliards de pertes et un lourd plan social en vue
Par Franck Bouaziz — 7 mai 2020 à 19:56

Lorsque cette perspective a été annoncée hier, lors du conseil d’administration, les deux représentants de l’Etat actionnaire n’ont pas fait le moindre commentaire selon les informations de Libération. Qui ne dit mot consent. Ceux qui pensaient, dans l’entreprise, que les deux prêts, d’un montant de 7 milliards d’euros, avaient été accordés par l’Etat (actionnaire à hauteur de 15 %) en contrepartie d’une clause de protection sociale, en seront pour leurs frais.

6 000 à 10 000 postes menacés

Si aucun chiffre n’est encore annoncé, le directeur général de la compagnie, Benjamin Smith, envisage de supprimer des emplois dans les services administratifs et les escales d’Air France en région. Ce qui lui sera facilité avec la suppression des vols dès lors qu’une liaison en train, de moins de 2 h 30, peut se substituer à l’avion comme l’a demandé le gouvernement. La filiale de transport régional Hop devrait voir sa flotte et son réseau réduits de près de la moitié. Au total, de 6 000 à 10 000 postes sont menacés sur un effectif de 80 000 salariés, selon un dirigeant de la compagnie qui a préféré conserver l’anonymat.

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Extraits estampillés République Française

Plan de soutien à la filière aéronautique

Le 9 juin, Florence Parly, ministre des Armées, Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État chargé des Transports, et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, ont présenté le plan de soutien à la filière aéronautique, fortement impactée par la crise du Coronavirus-COVID19.

Le plan de restructuration accéléré
Autre conséquence de la crise sanitaire que nous traversons, le plan de restructuration lancé en juin dernier par Ben Smith le directeur général d’Air France-KLM. Il prévoyait notamment une réduction de 15% de l’offre sur le réseau intérieur d’ici la fin 2021. Sa filiale régionale HOP pourrait en faire les frais, avec une réduction de sa flotte. 

#PlanAéro

DOSSIER DE PRESSE 9 JUIN2020

Les contreparties demandées par le Gouvernement

Le Gouvernement a établi une liste très complète de demandes qu’Air France devra respecter en contrepartie de ce plan de soutien exceptionnel. Ces contreparties visent notamment à:

• permettre le redressement de la compétitivité du groupe à travers un plan que présentera la direction de l’entreprise pour assurer la soutenabilité économique et financière du Groupe.

• plus spécifiquement concernant Air France, prévoir des réformes structurelles sur la maîtrise des coûts et des efforts de productivité pour l’aligner sur les meilleurs standards internationaux, notamment à travers la négociation de nouveaux accords avec les organisations représentatives du personnel.

• réviser le périmètre du marché domestique avec la réduction des vols régionaux, dès lors qu’il existe une alternative ferroviaire inférieure à 2h30, tout en préservant les correspondances ultramarines et internationales.

• réduire de 50% les émissions de CO2 des vols métropolitains au départ d’Orly et de région à région d’ici la fin 2024 et moderniser la flotte moyen et long-courrier, notamment afin de diminuer son impact écologique, et aussi à travers l’objectif de 2% de carburant alternatif durable à incorporer dans le réservoir des avions dès 2025

*Benjamin Smith

Directeur général d'Air France-KLM

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Benjamin « Ben » Smith, né le 27 août 1971 (Âge: 48 ans) au Royaume-Uni. C’est un homme d'affaires canado-britanno-australien. Il est nommé directeur général d'Air France-KLM en août 2018 après avoir été le numéro 2 d'Air Canada

Enseignement : The University Of Western Ontario

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