Comment lire les résultats d'analyse du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine ?

Quand on commence à s'aventurer sur des terrains qui ne sont pas ceux de notre prédilection, on tatônne, on cherche, on lit, on compare, on se renseigne, on pose des questions... Et on trouve des éléments, des réponses. Ce premier article ne vous propose que très peu de choses, juste un lien vers un document d'un peu plus d'une vingtaine de pages établi par Bernard Chocat (LGCIE - INSA Lyon) qui pose la question suivante : Y-a-t-il trop de pesticides dans les milieux aquatiques ? En guise de présentation nous vous livrons le sommaire de l'article.

Y-a-t-il trop de pesticides dans les milieux aquatiques ?
• D’où viennent les pesticides et comment arrivent-ils dans les eaux ?
• Quels sont les effets néfastes possibles des pesticides ?
• Quelle est l’origine de ces substances ?
• Quels sont les moyens d’action ?

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En attendant la suite, le relevé du 12 décembre 2019 dit que l'eau que vous buvez à Landes-le-Gaulois est conforme en bactériologie mais non conforme en physico-chime en raison d'une teneur trop élevée en pesticides supérieure à 0,1µg/l par sbstance. L'élément incriminé est l'atrazine déséthyl. Présentons donc cette charmante molécule. L'article qui suit est tiré du site suivant : http://dbpedia.org

L’atrazine (2-chloro-4-(éthylamine)-6-(isopropylamine)-s-triazine) est la substance active d'un pesticide (aussi appelé produit phytopharmaceutique) appartenant à la famille chimique des triazines (caractérisée par un cycle s-triazine), qui présente un effet herbicide. L’atrazine bloque la plastoquinone, un transporteur d'électrons et de protons du système de photo-synthèse, inhibant le transport d’électrons. L'atrazine est l'un des herbicides les plus couramment utilisés ; selon l’Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA), en 2003 les États-Unis ont utilisé 77 millions de livres d'atrazine. Très utilisée depuis les années 1960 du fait de son prix modéré, de son efficacité et de son ancienneté sur les marchés, l'atrazine continue à être utilisée actuellement dans beaucoup de pays dont les États-Unis, où quelque 40 000 tonnes seraient épandues chaque année sur des cultures telles que le maïs, le blé, le sorgho et la canne à sucre pour le traitement en pré et post-émergence des adventices (plantes indésirables). L’atrazine a été interdite dans l'Union européenne depuis 2003 et en Suisse depuis 2012. De 2002 à 2006, en France, une vaste étude épidémiologique de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), réalisée en Bretagne sur quelque 3 500 femmes enceintes en début de grossesse, « a mis en évidence que les femmes ayant des traces d’atrazine dans les urines avaient 70 % de risque supplémentaire de mettre au monde un enfant ayant une faible circonférence crânienne à la naissance. Avec, pour conséquence, un moindre développement neuro-cognitif » et « avaient 50% de risque supplémentaire d’avoir un enfant de petit poids à la naissance ». Le biologiste Tyrone Hayes, de l'université de Berkeley en Californie, une référence mondiale dans ce domaine, est arrivé à la même conclusion que l’INSERM. En 2007 il publie un rapport mettant en cause l'atrazine comme cause potentielle de certains cancers de la prostate et de cancer du sein. L'atrazine a été inventée par Geigy en 1958, et Syngenta en est aujourd'hui le principal producteur.

Pour de plus amples informtions, consultez http://www.sandre.eaufrance.fr


 

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